Vitraux sur mesure à Dinard : lumière et intimité

Dans un projet de rénovation, une contrainte d’usage peut parfois devenir le point de départ d’un élément architectural fort.
À la Villa Le Gui, à Dinard, la création des vitraux répondait d’abord à un besoin très concret : préserver l’intimité de l’entrée et des WC, sans réduire l’apport de lumière naturelle.
Transformer une contrainte en parti pris architectural
Dans le cadre de la rénovation complète de cette résidence de caractère, nous avons repensé l’entrée et dessiné de nouvelles menuiseries extérieures en harmonie avec l’architecture existante.
Un vitrage opaque aurait permis de limiter les vues depuis l’extérieur. Cette solution répondait à la fonction attendue, mais elle n’apportait pas de véritable valeur au projet.
Les propriétaires, passionnés par les vitraux, souhaitaient intégrer ce savoir-faire à la rénovation. Cette piste permettait d’associer intimité, lumière et identité architecturale.
Un motif directement inspiré de l’histoire de la maison
Nous avons recherché l’artiste, organisé les rencontres, puis accompagné les échanges entre les propriétaires et Louise Doublet, de l’Atelier du Grand Verre.
Le travail a porté sur plusieurs dimensions : l’intégration des vitraux aux nouvelles menuiseries, le niveau d’intimité recherché, le choix des couleurs et des verres, ainsi que la cohérence du dessin avec l’architecture de la villa.
Le motif retenu réinterprète le gui, emblème historique de la maison. Il ne constitue donc pas un décor ajouté au projet : il prolonge son histoire et lui donne une expression nouvelle.
Déployé à l’échelle des différentes ouvertures, le dessin crée une continuité entre les vitraux tout en s’adaptant à la composition des menuiseries.
Du dessin à la pose
La réussite de cette intervention reposait autant sur la création artistique que sur sa mise au point technique.
Louise Doublet a assuré la conception des vitraux, la réalisation des dessins techniques et leur pose. Ce suivi a permis de préserver la continuité entre le dessin initial et sa réalisation.
De notre côté, le travail de l’agence consistait à inscrire cette création dans le projet architectural global : proportions des menuiseries, relation avec les matériaux existants, perception depuis l’intérieur comme depuis l’extérieur et cohérence avec l’identité de la villa.
Le résultat répond au besoin d’intimité tout en maintenant la lumière naturelle. Selon les heures de la journée, les textures et les nuances du verre modifient la perception de l’espace.
Donner du caractère à partir d’un usage concret
Ces vitraux illustrent une démarche qui guide notre travail : partir d’un besoin réel, rechercher la réponse la plus juste, coordonner les savoir-faire et inscrire chaque intervention dans l’histoire du lieu.
Dans une résidence comme dans un hôtel, la singularité ne vient pas nécessairement d’un geste spectaculaire. Elle peut naître d’un détail pensé avec précision, capable de réunir fonction, confort, lumière et identité.
Ici, une problématique d’intimité est devenue l’un des éléments caractéristiques de la rénovation, visible depuis l’intérieur comme depuis l’extérieur.
Une contrainte fonctionnelle transformée en signature architecturale.
Conception architecturale et rénovation complète : YANA K.
Conception des vitraux, dessins techniques et pose : Louise Doublet — Atelier du Grand Verre
